Régionales. Liste pro-Frêche : des exclus du Parti socialiste témoignent.
Dans l’édition du 23 févier de Midi Libre, on trouve des témoignages émouvants qui montrent que ces militants éprouvent un sentiment d’injustice d’avoir été exclus du parti socialiste, car ils n’ont rien à se reprocher ayant scrupuleusement respecté les modalités de désignation des candidats prévues par leur parti. « Ils ont voté tout à fait statutairement pour la constitution de leurs listes, et leur parole de militants a été trahie. En désignant quelqu’un sans légitimité alors qu’elle aurait dû se présenter aux suffrages des adhérents de base, la direction actuelle de notre parti a volontairement supprimé la parole aux militants du Languedoc, et en sortant une "affaire" à 15 jours des dépôts des listes elle fait le jeu de la droite ». (José Marin, militant socialiste)
AUDE
Didier Codorniou, tête de liste Aude : « Par une manipulation mentale, les hors-la-loi sont promus et les légalistes écartés. C’est une drôle de conception d’un parti démocratique. »
Hélène Giral, adjointe au Maire de Castelnaudary : « Nous sommes en ordre de marche depuis le vote des militants qui nous ont donné notre entière légitimité. Nous avons des statuts, les militants sont toujours désignés par les militants et nous avons un excellent bilan. Nous continuerons à sillonner les cantons pour faire campagne. Personnellement, je suis encartée depuis de nombreuses années. Je suis socialiste de cœur et avec ou sans la carte, je resterai socialiste. L’aspect temporaire de la sanction veut jouer l’apaisement. Mais la réaction du national est irresponsable dans le cadre d’une campagne électorale. Le débat on l’a eu aux primaires : les militants ont tranché. Ce n’est pas à un mois du scrutin qu’on relance le débat. Le résultat sera le vote des électeurs. »
Géraldine Gay, conseillère municipale de Laure-Minervois : « Je ne me sens pas dissidente. Il y a eu des primaires, les listes ont été constituées suivant les statuts. Nous sommes passés devant les militants qui nous ont donné la légitimité. Je suis secrétaire de section et j’ai toujours respecté le vote des militants : c’est sûr, ils ne vont pas comprendre. J’ai dû mal à admettre qu’on m’exclue : alors heureusement encore que ce n’est que temporaire ! »
Philippe Andrieu, vice-président sortant du Conseil Régional : « Je prends acte de la décision du bureau national. On s’y attendait. C’est un sentiment mitigé entre exclusion mais sous la forme provisoire. Je pense qu’au lendemain de l’élection, tout le monde mettra de l’eau dans son vin. Martine Aubry pensait être soutenue : elle essaie de s’en sortir comme elle peut. C’est une solution d’attente. Au niveau départemental, on se réunit ce mercredi soir pour voir ce que l’on fait. »
Magali Vergnes, maire de Névian : « Nous sommes en pleine campagne. On se sent soutenu sur le terrain. Alors, exclu ou pas, c’est pas grave ! De toute façon, ce sont les électeurs du Languedoc-Roussillon qui auront le dernier mot. Je suis socialiste, je reste socialiste avec ou sans carte. »
Gérard Barthez, maire de Ferrals-les-Corbières : « Je ne comprends pas. Alors, si Georges Frêche fait un résultat écrasant, on sera réintégré. On ne changera pas notre position. Le National n’a pas respecté le vote des militants. Il s’asseoit sur toute la région Languedoc-Roussillon. On va nous suspendre pendant un mois, c’est aberrant. Maintenant, on va attendre le résultat du recours déposé par Didier Codorniou. Et on verra bien. »
HERAULT
Robert Navarro, premier secrétaire fédéral du PS de l’Hérault : Cette décision, « je ne l’accepte pas. (...) Moi, je ne me sens coupable de rien. (...) J’ai respecté dans ma fédération les appels à candidature (...), la présentation des listes, j’ai fait voter des listes, je n’ai jamais eu de liste alternative, la convention nationale a ratifié les listes. (...) Parce qu’il y a soi-disant un dérapage verbal d’une personne sur notre liste, on dégage tout le monde, moi je n’accepte pas ça. »
Geneviève Tapié, viticultrice : « En vérité, je suis fondamentalement touchée, peinée, blessée par cette décision, certes, attendue, mais grotesque : on me sanctionne parce que je me suis pliée à la procédure légale de désignation. Il fleurit aujourd’hui au Parti socialiste des postures d’un autre temps : un individu y a juridiquement tort parce qu’il est politiquement minoritaire. Staline et Béria remplacent Jaurès et Blum. Quand je suis rentrée au PS, à 20 ans, il va y avoir 38 ans, je ne sais pas où étaient tous ceux qui ont décidé cette exclusion aujourd’hui. En tous cas pas dans nos rangs, ceux de François Mitterrand. A la place où je suis sur cette liste, où je n’ai, personnellement rien à gagner, mon seul commentaire sera Jaurès, au discours du Pré Saint Gervais le 25 mai 1913 : ’’Ils n’ont pas lutté pour se ménager de vrais honneurs, pour les quelques joies du pouvoir, ils ont combattu pour préparer un avenir de justice. Leur foi, leur ardeur doivent être un exemple ; car c’est cette foi, cette ardeur qui fait notre force et qui fera la force des générations futures... Et c’est avec confiance que nous reprendrons la bataille demain’’ ».
François Delacroix, actuel DGS de Montpellier Agglomération : « C’est tellement ridicule que je préfère en rire. C’est tout à fait contraire à l’image du socialisme. Ce soir, je suis droit dans mes bottes et je n’ai aucune leçon à recevoir de ce PS et encore moins de Martine Aubry. Je suis au PS depuis 1973. »
Christian Bouillé, adjoint au maire de Montpellier : « Je suis né socialiste et je mourrai socialiste. J’ai la carte depuis 1978. Mon premier bulletin de vote a été PS et j’ai été d’une fidélité sans faille. Je suis responsable d’une section de 300 militants, l’une des plus importantes de l’Hérault, qui a voté à 95% pour Georges Frêche. La situation est devenue ingérable car l’objectif est clairement 2012 pour Martine Aubry qui fait le jeu en faveur de la réélection de Sarkozy. Quand je regarde les propositions de Frêche : le TER à 1 euro, un ordinateur portable par lycéen... je me dis que c’est un programme socialiste. »
Paulette Charles, conseillère régionale sortante : « C’est profondément injuste ce qui nous arrive car les militants ont voté. C’est une excuse car ils n’ont trouvé rien d’autre. Je reste derrière le président Georges Frêche à la vie à la mort. Je suis au PS depuis 12 ans et mon parti c’est Frêche. Je trouve que ce qu’ils nous font vivre à Paris est dur car on a un bilan exceptionnel. »
Anne-Yvonne le Dain, conseillère régionale sortante : « Je suis triste mais je ne changerai pas d’avis. Je suis au PS depuis 1984 et j’ai été de tous les débats, y compris des plus difficiles. Ce qui se passe est lamentable. Je suis calme car on a fait un gros travail. Je resterai debout car ils font une erreur. »
Fanny Dombre-Coste, adjointe au maire de Montpellier : « L’important, c’est le projet pour les habitants du Languedoc-Roussillon. Ce qui arrive est dommage mais j’attends sereinement. Mon engagement pour Georges Frêche reste entier et je suis toujours, après 15 ans au PS, déterminée. Le PS reste mon parti et ma famille mais la confusion avec les présidentielles est préjudiciable. Georges Frêche reste le meilleur candidat pour relever le défi du Languedoc-Roussillon. »
André Lubrano, ancien international de Rugby à XV : « Je me suis peut-être mis en dehors du parti mais pas en dehors de la légitimité donnée par les militants du Languedoc-Roussillon. J’ai fait un choix, j’ai pris mes responsabilités. Ce qui m’importe, je le répète, c’est le soutien des militants qui m’entourent. »
Danièle Gasparoux, adjointe au maire de Balaruc-les-Bains : « Je n’ai rien à dire. J’attends la réaction officielle de ma fédération pour m’exprimer. »
Claude Zemmour, conseiller municipal d’opposition Béziers, secrétaire fédéral PS : « C’est une décision brutale, inique et injuste qui ne repose pas sur le respect du vote des militants et des candidats qui apportent leur soutien à Georges Frêche. Georges Frêche est un grand homme politique... L’objectif de la direction nationale est tout autre. Ce n’est pas Georges Frêche qu’elle vise mais les fédérations du Languedoc Roussillon et plus particulièrement celle de l’Hérault dirigée par Robert Navarro. En filigrane, ce sont les futures échéances pour les primaires des présidentielles. A Paris, ils ont pris un grand tableau et font des additions pour voir qui sera le candidat le mieux placé pour représenter le PS aux Présidentielles... Cette sanction c’est une mauvaise démarche pour le Languedoc Roussillon, le PS et Béziers. je dis aux électeurs biterrois de saisir le 14 mars prochain un bulletin Georges Frêche pour montrer qu’ils sont libres, pour faire le tri et ensuite, élire Georges Frêche le 21 mars. »
Karine Chevalier, enseignante : « Je trouve cette décision complètement inique. Si je suis socialiste, c’est parce que je ne supporte pas l’injustice quelle qu’elle soit. En l’occurence, je pense qu’il y a deux poids et deux mesures. Un élément historique proche, dans l’Hérault : il y a eu une liste sénatoriale dissidente qui a permis à la droite de remporter un deuxième siège, Leurs auteurs n’ont pas été exclus. Madame Lazerge qui était numéro 2 sur cette liste se retrouve aujourd’hui numéro 2 sur la liste soit disant officielle du PS. Je ne comprends pas. Et je peux remonter plus loin. Quand Laurent Fabius par exemple prône le "non" publiquement en 2005 à la constitution européenne, il ne se passe rien... Le deuxième élément de réaction, c’est que cette décision est d’autant plus injuste que l’on a respecté toutes les phases prévues par les statuts pour la ratification des listes - nous avons voté deux fois sous la haute surveillance de Solferino-, qu’aucune anomalie n’a été décelée et que lors de la convention nationale nationale de Tours, le secrétaire national aux élections n’a à aucun moment parler de la liste du Languedoc Roussillon. Notre liste était ratifiée de fait. Aujourd’hui, Aubry fait un tentative coup d’état. Elle utilise pour elle des statuts à géométrie variable puisque le bureau national n’a pas la possibilité de ratifier des candidatures, C’est l’article 13-7 des statuts du PS. »
Danielle Mouchague, militante PS : « C’est bien compliqué tout ceci. On va bien étudier les termes de ces déclarations. Globalement pour moi, c’est un épiphénomène. Nous sommes en campagne, nous expliquons le programme, Nous avançons, chaque jour il y a ces annonces. Mais quand nous rencontrons les gens dans la rue, ils nous parlent de "qu’est ce que nous allons faire en matière d’emploi, de transports..." Pour le reste, nous sommes tous réunis. »
GARD
Damien Alary, tête de liste Gard : « Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. Pensez que j’ai donné 40 ans de ma vie à ce parti et gagné 16 élections sous ses couleurs. Dégueulasse ! »
Fabrice Verdier, 1er fédéral Gard : « C’est une décision nulle et non avenue. »
Françoise Laurent-Perrigot, sénatrice du Gard : « Je ne comprends pas cette décision, elle me déçoit et m’écœure. »
Corinne Giacometti, vice-présidente sortante du Conseil Régional : « Ca me désole, car je milite depuis l’âge de 17 ans au Parti socialiste. Mais, ça ne changera rien à ma détermination et à mes valeurs, je resterai à gauche. Quelque part on nous puni de travailler avec Georges Frêche c’est lamentable. Pourquoi Christine Lazerge et Robert Tropéano, qui était sur la liste dissidente lors des élections sénatoriales dans l’Hérault n’ont pas été exclus ? Dans cette histoire, les militants du PS du Languedoc Roussillon n’ont pas été respectés et je trouve ça triste et injuste. »
Nelly Frontanau, adjointe au maire de Mons : « Je suis déçue mais ça ne m’étonne pas, mon parti est déconnecté du terrain. J’aimerais qu’il fasse marche arrière car ce que je fais est juste. Je suis dans mon droit car les militants m’ont donné leur confiance lors du vote. Hélène Mandroux n’a été investie par personne. Et si elle voulait y aller, pourquoi n’a-t-elle pas souhaité être investie lors du vote des militants ? Pour moi qui suis secrétaire de section, secrétaire fédérale du PS, cela fait une séparation avec ma famille. Ca me fait mal, mais je me sens toujours socialiste. »
Guillemette Marquet-Affortit, Présidente de l’association "les chats libres" : « C’est navrant. Je le regrette profondément. Je suis désolé mais je ne comprends pas. Rien dans mes paroles ni dans mes actions n’a pu motiver cette décision. 80 % des militants socialistes ont validé notre choix. On n’a rien fait pour mériter une telle décision. De toute façon, après, c’est la commission des conflits qui devra entériner cette décision. Quoi qu’il en soi, je suis et je reste socialiste. »
Joseph Pérez, 1er Adjoint au Maire de la Grand Combe : « Je ne me faisais pas d’illusions mais c’est un déchirement pour un militant qui a 45 ans de carte. J’ai 60 ans et j’ai pris ma première carte au parti à 15 ans. Ca me navre car on n’a fait qu’un vote de militants, c’est la base qui nous a investis. Après, pour des affaires personnelles de certains, on change la règle du jeu. Je rappelle que les listes Mandroux n’ont pas été validées par les militants, elles n’ont pas obtenu leur confiance. Mais je ne perds pas pied, je me battrai pour que le PS continue à vivre et à gagner. »
Gérard Garossino : « Ca ne me fait ni chaud ni froid, je dors parfaitement bien. Je me suis toujours dit, si je dois être exclus, je serai divers gauche. Je ne serai pas le premier dans ce cas. Je rappelle que je suis allé sur la liste Frêche après coup, après le retrait de quelques membres. Je l’ai fait parce que j’ai des relations d’amitié avec Damien Alary. De toute façon, je ne voulais absolument pas être éligible, je l’ai fait d’autant plus spontanément. Mais j’ai une ligne de conduite, et c’est par respect pour les militants que j’y suis allé. Je déplore que les caciques parisiens soient aussi déconnectés que ça du terrain. Moi, je n’ai pas d’états d’âme et je reste serein. »
Anne-Marie Vendeville : « Je n’y croyais pas, le parti se fourvoie. Mais j’étais et je reste socialiste. Je ne suis pas venue sur cette liste que parce que j’ai été ulcérée par les manoeuvres du PS national, et j’ai accepté tout de suite. De tout façon, si quelqu’un a enfreint les statuts, c’est d’abord le parti, parce que les militants ont investi la liste. Moi, je reste avec mes convictions, je vais continuer la campagne pour Frêche, ça marche bien. Je suis socialiste dans l’âme, je continuerai à mettre mes actes en accord avec mes pensées. »
Robert Crauste, conseiller régional sortant : « Je suis dans une cohérence depuis le début, je soutiens le président Georges Frêche et je reste auprès de lui. Je ne réponds pas aux injonctions de Martine Aubry. Ce qui compte ce n’est pas le parti, c’est le concret, le bilan et le projet. Je sais qu’ils sont calés sur des valeurs d’humanisme, de solidarité et d’égalités des chances et ce sont mes valeurs. »
Khadija Pinchon, adjointe au maire d’Aigues-Mortes : « Je trouve ça injuste, on ne mérite pas d’être exclus. »
Karine Marguti, conseiller municipale d’opposition à Roquemaure : « Je dirai simplement que c’est une nouvelle qui me rend triste. Je suis rentrée librement au PS. C’est ma famille. Aujourd’hui, j’ai l’impression d’être exclue de ma famille. Je suis de gauche, je suis socialiste. Dans mon quotidien et mes combats, cela ne changera rien. »
Jean-Christian Rey, ancien maire de Bagnols : « Nous, nous n’avons jamais perdu le chemin du dialogue. Par contre, ma boîte aux lettres est toujours vierge d’un quelconque courrier au sujet de la ’’mise en dehors du parti’’. Qu’il commence déjà par nous tenir informés parce que jusqu’à présent, l’AFP n’est pas un organe officiel du PS. D’autre part, je regrette la position prise par le parti. Quand on veut prétendre à des fonctions, notamment la plus haute d’entre elle, le but est de rassembler et non pas d’exclure. Pour ma part, je reste et demeure socialiste. »
LOZERE
Alain Bertrand, tête de liste Lozère : « J’ai honte pour ce qu’ont fait les socialistes à Paris. C’est indigne ! »
Jean-Claude Chazal, conseiller municipal de Langogne : « A ma connaissance, les candidats investits par les militants du département de la Lozère, c’est nous ! ça a été confirmé et avalisé par lettre par la commission qui s’est réunie à Tours en décembre. Je rappelle d’ailleurs qu’une action en justice est en cours de ce point. Cette décision du bureau national ne me change absolument pas. Je continuerai mon combat pour mes idées. Et ça ne m’empêchera pas de dormir la nuit. Mais ce qui me fait au coeur c’est que le PS mette sur la touche le seul député qui a porté son drapeau et l’a fait triompher dans un département aussi conservateur que la Lozère. »
Sophie Pantel, maire du Pont de Monvert : « Ca ne va pas nous traumatiser. Notre liste est la seule légitime, choisie par les militants et validée par la convention nationale du PS. Juridiquement, le bureau national ne peut la défaire, ils ont tout faux ! Mais les membres de la liste de Mandroux restent des camarades. Il faudra bien se retrouver après les élections. Quand je vois l’accueil qu’on a dans les communes, je ne me fais pas de souci. C’est très différent de 2004. On va quand même gagner et le PS devra en prendre acte. »
Serge Souton, conseil municipal de Saint Alban de Limagnole en 2008 : « C’est une décision à laquelle nous nous attendions, sans y croire. Nous étions partis sur un projet, sur un bilan. Nous n’avons pas compris vers quoi on nous avait embarqués. Mais en fait, à Paris, ils avaient déjà armé les fusils, et Martine Aubry a été obligée de s’en tenir. Désormais, nous allons laisser passer les élections, et ensuite, nous verrons au niveau des fédérations. »
Dominique Aulas, présidente d’association culturelle locale : « Je n’ai aucune crainte par rapport à cette décision. Même si Martine Aubry a décidé de nous exclure du parti, ça ne me fera pas changer d’avis personnellement : je continuerai de soutenir Alain Bertrand et Georges Frêche. Moi je ne change pas d’avis comme de chemise. En décembre nous avons reçu une lettre de la première secrétaire du parti qui validait notre liste. A partir de là nous sommes en toute légalité. C’est sa décision, à elle, qui est hors la loi. Je suis navrée que les gens de Paris ne se mettent pas à notre niveau, mais nous, nous resterons soudés. Je continue de suivre Alain Bertrand et Georges Frêche. Nous avons confiance en lui. Malgré tout il reste quelqu’un d’exceptionnel, qui va à l’essentiel. Le socialisme ce n’est pas qu’une question de carte : ça vient des tripes. On ne change pas comme ça, avec une annonce... »
PYRENEES-ORIENTALES
Jacques Cresta, 1er fédéral P-O : « Abracada- brantesque ! Nos listes sont les seules à avoir respecté les procédures internes… »
Alexandre Raynal, maire d’Amélie Les Bains : « Je m’y attendais mais je n’ai pas de leçon de morale à recevoir. Je suis au PS depuis 35 ans, et j’y suis très attaché. Nous avons été choisis par les militants. Nous avons donc la légitimité. Je trouve dommage d’être victime de l’ambition présidentielle de certains. »
Hermeline Malherbe-Laurent, conseillère générale : « Je ne vois pas en quoi je serais affectée quand, comme moi, on a une véritable conscience politique. Je suis une ancienne écologiste qui est entrée au PS en 2006 et j’ai l’habitude du jeu des petites phrases. La campagne reste plus importante. »


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